Objet du désir #15 : le luxe à portée de main

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Etui Laurizia

Etui à mouchoirs en cuir Laurizia

Laurizia leather handkerchief case

Révélation tragique : vous risquez de devoir attendre un peu pour avoir le Kelly en crocodile dont vous rêvez. Mais pour s’offrir un aperçu de luxe inouï, il se peut qu’il y ait une alternative. Abordable, l’alternative. Et si le luxe ultime se logeait justement dans la beauté des petites choses ? Dans le savoir-faire mis au service de l’absurde, dans le rêve incarné dans du superflu? Un sac de haute maroquinerie Hermès, spécialement conçu pour accueillir la pomme d’un client lors de ses balades en forêt, une malle Vuitton pour vins millésimés, le compositeur téléphonique en argent de Breakfast at Tiffany’s… Lorsque l’on possède un tel concentré de raffinement, lorsque l’on sait mettre autant de sophistication dans les petites choses, on touche à l’essence du luxe, non ?

Pure manifestation du luxe niché dans l’absurde quotidien : l’étui à mouchoir en cuir. C’est tellement inutile qu’on dirait une blague. Mais c’est tellement chic et inattendu que, après réflexion, on se demande comment les esthètes ont supporté jusqu’ici la laideur prosaïque des étuis de mouchoirs en plastique.

Henry Mancini – Moon River

That sounds tragical but it seems like you’re going to have to wait before you get the aligator Kelly bag of your dreams. Yet, there might be an alternative to access pure luxury. An affordable alternative. What if ultimate luxury was in the beauty of littlest things? In know-how at the service of absurdity, in a dream embodied in something superfluous? A Hermes bag specially designed for the apple of a client during his walks in the countryside, a Louis Vuitton trunk for vintage wines, the silver phone dialer from "Breakfast at Tiffany’s"… When you own such a concentration of refinement, when you can put so much sophistication in littlest things, I think you can say you border on the essence of luxury.

This leather handkerchief case is a perfect example of luxurious absurdity . It is so useless that it looks like a joke. But it is so chic and unexpected at the same time that, when you think about it, you wonder how aesthetes can have lived with the trivial ugliness of plastic handkerchief cases.

La meilleure raison de s’acheter un iPad, c’est…

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HArpers bazaar… pas la technophilie, non. Pas non plus tout ce qu’on vous raconte sur le nouvel IOS, sur l’ergonomie, sur la super résolution de l’appareil photo et le culte de la personnalité de Steve Jobs. Non. La meilleure raison de s’acheter un iPad est une pure raison de Modasse, qui n’a pas la prétention de s’élever plus haut que de basses considérations esthétique : c’est l’étui.

Vous avez remarqué ? Une housse de téléphone, c’est moche ; une pochette d’ordinateur, c’est souvent trop pratique pour être beau, et un étui d’appareil photo, c’est carrément trop anti esthétique pour en faire mention ici. Il n’y a que la pochette d’iPad qui réalise le miracle de se confondre avec un it-bag. Sélection de iModasseries.

#1 Petite robe noire chez Miu Miu

The best reason for buying an iPad is…

… not your love for technology. And not what you are told about the new IOS, ergonomics, the quality of the camera or the personality cult of Steve Jobs. No. The best reason for buying an iPad is a Modasse reason and is merely superficial : it’s the case.

Have you noticed? Phone cases are ugly, computer cases are often too handy to be stylish, and let’s not even talk about camera cases. Only iPad cases realize the miracle of looking like it-bags. Here is an iModasse selection.

#1 Little black case at Miu Miu 

Pochette iPad Miu Miu

Si votre iPad dure dix ans (ça va, on rigole), cette pochette est un classique with a bitchy twist qui devrait l’accompagner jusqu’à sa belle mort. Un basique à porter avec des stilettos.

#2 iPad sexy bitch chez Louboutin

If your iPad lasts 10 years (ok, I was kidding), this case is a basic with a bitchy twist that should protect it until its dying day. A timeless piece to wear with black high heels.

#2 Sexy bitchy iPad at Louboutin

Pochette iPad Louboutin

Si vous ne pouvez plus voir Louboutin en chaussures, vous tolérerez bien cette pochette félino-putassière à clous dorés ? L’intérieur est rouge, évidemment. Et soudain le mot sobriété prend tout son sens.

#3 Snobisme technologique chez Hermès

If you are fed up with Louboutin pumps, maybe you will tolerate this feline bling bling case? The inside is red, of course. Pure sobriety indeed. 

#3 Technologic snobbery at Hermès

Pochette iPad Hermès

Vous connaissez plus snob que de protéger un objet avec une housse qui coûte plus de trois fois son prix ? Parce que moi non.

#4 Futurisme bling chez Stella Mc Cartney

Can you imagine something more snobbish than protecting an object with a case that costs more that three times its price? Because I can’t.

#4 Bling futurism at Stella Mc Cartney

Pochette iPad Stella McCartney

Et si vous alliez au réveillon avec pour seul ornement cet étui irisé ?

#5 Hi-tech low cost chez Lanvin

What if you celebrated New Year’s Eve just wearing this iridescent case?

#5 Low cost hi-tech at Lanvin

Pochette iPad Lanvin

Sinon la bonne nouvelle c’est qu’Alber Elbaz a pensé à nous en ces temps de ras le bol fiscal. Cet étui là est résistant, abordable, griffé, et en plus il nous sourit. Merci, Alber.

Eventually the good news is Alber Elbaz thought about our savings. Not only is this case hard-wearing, cheap and stylish, but it also smiles at you. Look. Thank you, Alber.

5 bonnes raisons d’aller voir Mademoiselle C.

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Mademoiselle C

On sait que "documentaire" est un gros mot, mais pitié, ne fuyez pas. On sait aussi qu’un film qui traite des coulisses d’un magazine de mode, depuis The Spetember Issue, ça sent le réchauffé. Et pourtant, Mademoiselle C., qui retrace l’élaboration du premier numéro de CR Fashion book, le magazine de Carine Roitfled, a la saveur unique de ces films qui posent un regard différent sur la mode, sur le monde un peu aussi. Si ce n’est pas déjà fait, on court le voir, parce que c’est…

1.Une certaine idée de la mode.

A force de bouffer du street style, de la girl next door devenue starlette de la blogosphère, et des fringues-litotes, on en oublierait presque que la mode est faite pour rêver. Pas pour nous renvoyer une image passe-partout de nous-même. Dans toutes les séries mode dont on suit l’élaboration dans le film, ce qui frappe, c’est que Roitfeld ose. Elle ose le détournement à l’esthétique louche d’un conte de fée qui devient une romance ironiquement sombre, elle ose dépasser les clichés de son propre style en abandonnant les dominatrices newtonniennes pour les petites filles en fleur… Elle ose prendre la mode pour ce qu’elle est : un laboratoire de fantasmes.

2. Une leçon de style.

«C’est très Bourgeois salope » : le mot est lâché au beau milieu du film, prononcé par un photographe. On le note dans un coin de sa tête tant il est délicieusement expressif. Cela pourrait être la définition du style de Carine Roitfeld, si reconnaissable avec ses jupes droites fendues, sous le genou, son smoky eye brouillon, sa mèche dans l’oeil et sa juste dose d’accessoires. Elle préfère se dire parisienne, ou parfois arguer de ses origines russes. Si on peine à trouver la juste définition de son style, le résultat est là : un parfait équilibre entre naturel et sophistication.

3. Eye of the tiger, baby.

Carine Roitfeld a la rage de vaincre, et c’est assez plaisant à voir. Le film est l’histoire d’une renaissance, au fond. Celle de la reine déchue de Vogue Paris, qui trace sa route en solo, faisant fi des anciens amis, des anciens proches collaborateurs qui peuvent lui tourner le dos. A l’heure où le film est tourné, elle a déjà sorti un livre sur sa carrière (Irreverent, à dévorer absolument), collaboré avec Karl Lagerfeld dans La Petite veste noire. Un peu plus tard, après le lancement de son magazine, elle est adoubée par Harper’s Bazaar… Un bel exemple d’entreprenariat, d’appétit de vivre et de courage.

4. Un documentaire ? Naaan !

C’est quand on sort de la salle, à la fin de la séance, et qu’on réalise qu’on ne s’est pas ennuyé une seconde, que l’on pense à applaudir des deux mains la qualité de la réalisation. Bien joué, Fabien Constant.

5. C’est bon d’être une groupie.

On manque cruellement d’une chose, en France : un gourou de la mode au féminin. Les Etats-unis ont Anna Wintour, la Russie a Miroslava Duma, et nous, nous manquons désespérément d’une arbitre des élégances, de quelqu’un d’assez imposant pour nous faire dire amen à tous ses décrets. Jusqu’à il y a deux ans, Carine Roitfeld remplissait à merveille ce rôle, en malmenant les idées sages des lectrices du Vogue Paris. Son impertinence nous avait manqué, on la retrouve à l’écran avec délectation.

 The Shoes – Time to dance (Sebastian remix)

5 good reasons to go and see the movie "Mademoiselle C."

I know that « Documentary » sounds like a swearword, but please don’t run away and read this. I also know that a movie about the creation of a fashion magazine rings a bell, since « The Spetember Issue ». Yet, « Mademoiselle C », which follows the creation of the first issue of « CR Fashion Book », Carine Roitfled’s magazine, is the kind of movie that looks at fashion, at the world, in a different way. If it is not already the case, go and see it because Mademoiselle C. is…

1. A certain vision of fashion.

By means of watching street style pictures, girls next door who became stars of the blogosphere, or understatement clothes, we almost forgot that fashion was made to make you dream. Not to show you an image of your everyday self. In each of the pictures that is being elaborated for "CR Fashion Book", what is striking is that Carine keeps daring. She dares turning a fairy tale into an ironically dark romance, or going beyond the clichés of her own style, replacing Newton-like sexy women by joyful young girls… Eventually, she dares considering fashion as a laboratory for fantasies.

2. A lesson of style.

« Very bourgeois salope »: this statement pronounced by a photographer in the movie could be the definition of CR’s style. She is recognizable by her slit pencil skirts, her approximative smoky eye, and her perfect mastering of accessories. She prefers to define her style as Parisian, sometimes as Russian. If it is difficult to find a proper definition of her style, but the result of it is a perfect combination of natural style and sophistication.

3. She’s got the eye of the tiger!

CR shows an incredible determination. In fact, the movie is the story of a come-back. The deposed queen of "Vogue Paris" makes her own way, despite the so-called friends or former coworkers that turn their backs on her. When the movie was made, Carine Roitfled had already published a book about her career (« Irreverent », a total must have), she had collaborated with Karl Lagerfeld on the book « The Little Black Jacket ». After the launching of her magazine, a special post was created for her at « Harper’s Bazaar »… A good example of entrepreneurship, zest for life and courage.

4. A documentary ? No waaay.

As you go out of the movie theatre, you suddenly realize that you didn’t get bored at all during the movie. That’s the moment when it strikes you that it was incredibly well directed. Well done, Fabien Constant.

5. It’s good to be a groupie.

Something is missing in France: a female fashion guru. The US have Anna Wintour, Russia has Miroslava Duma, but no one in France has such a power to be a referent in terms of elegance, or to make people say « amen » to each of her decree. Until two years ago, Carine Roitfled played this part, taking a walk on the wild side in the fashion pages of « Vogue Paris ». We missed her irreverence, and we are very happy to find it back in "Mademoiselle C".

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