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YudashkinFinalLa semaine dernière, c’était la Недель Моды в Москве (comprendre Moscow Fashion Week). A quoi ça ressemble? A peu de choses près à mon iPod : il y a du très stylé… et puis il y a du Paris Hilton. Difficile de trouver une comparaison plus honnête pour rendre compte d’un événement qui se cherche encore et oscille entre les goûts glitter-pétasse des femmes d’oligarques et de pures merveilles de poésie vestimentaire. Rien de tel qu’un best of pour s’en faire une idée plus précise.

La crème de la crème: le style reine des neiges selon Valentin Yudashkin.

J’en parle dans un article à paraître sur le site L’Insolent Magazine, ouvrez l’oeil!

The Yeah Yeah Yeahs – Soft shock

Last week was Недель Моды в Москве (ie Moscow Fashion Week). What does it look like? Quite frankly, to my iPod: there are some very stylish things… and then there is Paris Hilton. It is difficult to find more accurate a comparison to describe an event which is still searching for its identity, hesitating between the bitchy glitter tastes of oligarch’s wives, and pure clothing wonders. There is no such things as a best of to get a better insight of that.

The best of the best: the queen of snow style by Valentin Yudashkin.

I’m describing the show in an article to be published soon on the website of L’Insolent magazine, stay tuned!

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Yudashkin2Yudashkin, c’est LE créateur chouchou des russes: l’Etat lui confie le relooking de l’armée en 2008, et les riches moscovites réfrènent de petits cris de groupie à tous ses défilés. Ses collections frappent par leur justesse, une qualité inestimable en Russie, véritable patrie de l’excès. On salue son don à trouver un juste milieu entre hommage aux costumes traditionnels et modernité, entre poésie et style urbain; il concilie les attentes de son public en terme d’ostentation pailletée sans jamais cesser de célebrer l’élégance… Yudashkin est un des rares créateurs russes à être parvenu à percer hors de Russie, et on comprend pourquoi.

La bonne surprise #1:  la fourrure dolce vita selon Iogr Gulyaev.

On aurait tort de se fier au style de rappeur du dimanche du créateur. Ou même au décor du show, une reproduction de la fontaine de Trevi qui atteint des sommités de kitsch. Le dernier défilé de Gulyaev a été pensé comme un hommage à La Dolce vita de Fellini, et le créateur a été à la hauteur de la tâche. Des fourrures ceinturées aux allures de robe, manches trois quart dévoilant de longs gants en cuir plissé, de petites toques en Astrakhan portées sur un chignon madame (bonjour, j’ai trop fréquenté le Bonheur des dames, comprenne qui pourra)… Chaque tenue est une perfection d’élégance à l’italienne. Igor, tu m’as comprise, épouse-moi.

Yudashkin is THE favourite designer of Russians: the Russian State asked him to make over the uniforms of the army in 2008, and wealthy Muscovite women are his first groupies. His collections strike by their correctness, an invaluable quality in the country of excessive fashion that is Russia. He is saluted for his gift for finding a happy medium between traditional costumes and modernity, poetry and casualness. He reconciles the expectations of his public in terms of glittery ostentation, while celebrating eternal elegance… Yudashkin is one of the happy few to have managed to get famous worldwide, and when you take a look at his latest show, you understand why.

Good surprise #1: dolce vita fur by Igor Gulyaev.

You would be wrong to trust the sunday rapper style of the designer to draw conclusions about his creations. Or even the staging of the show, a reproduction of the Trevi fountain which is probably the kitschest thing you have ever seen. Gulyaev’s latest show was designed as a hommage to Fellini’s « Dolce Vita », and the designer’s talent was equal to the task. Belted furs looking like precious dresses, 3/4 sleeves worn on long leather gloves, small astrakhan hats on ladylike buns… Each outfit is a perfection of Italian elegance. Igor, you understood me, marry me.

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Gulyaev2Gulyaev3La bonne surprise #2: les héroïnes hitchkockiennes de Victoria Andreyanova.

Mais qu’est-ce que vous avez tous avec le cinéma? Au défilé Victoria Andreyanova, les mannequins déambulent sur les bandes originales les plus glaçantes des films de Hitchcock, chignon fifites vissé sur la tête, visage impassible. La collection est une variation réussie autour du drap de laine et du satin, déclinés en tailleurs et en robes très dame, dans des couleurs douces qui vont du beige au bleu ciel en passant par le vert anis. Un vestiaire de working girl, strict et tout doux à la fois.

Good surprise #2: Hitchcock heroines by Victoria Andreyanova.

What is it with cinema? At the Victorai Andreyanova show, models strolled about on the most frightening soundtracks of Hitchcock’s movies, with severe 1950’s buns and an impassive face. The collection is a good variation around woollen fabric satin, coming in suits and lady dresses, in soft colours from beige to pale blue or light green. A wardrobe both strict and soft, designed for chic working women.   

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VA3Le meilleur du pire #1: le look sirène en sucre d’Anastasia Zadorina.

Un concentré de ce que la Russie fait de plus dégueulasse pour cette collection exclusivement constituée de robes du soir: de la paillette à gogo, des couleurs pastel mélangées de manière visiblement aléatoires, des froufrou et des traines en tulle, des bustiers pare-choc posés sur d’énormes seins siliconés, et pour le romantisme, des petits papillons multicolores disposés ça et là. Nastia, épargne nos yeux sensibles et fais-toi embaucher chez Mattel.

The best of the worst #1: Anastasia Zadorina’s sugar sirens.

This collection of evening dresses is a concentrate of the most tastelessness that Russia can produce: a riot of gsequins, pastel colours mixed up in an obviously random way, rustles and tulle trains, bumper-like bustier worn on huge siliconed breasts and, for the romantic part, small multicolor butterflies scattered here and there. Nastia, spare our sensitive eyes and find a job at Mattel’s.

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Le meilleur du pire #2: le ghetto-croco de Shayan.

Véritable pendant masculin de la sus-mentionnée atteinte au bon goût, Shayan propose un style sportswear et urbain aux hommes qui tiennent à signifier en toute circonstance que leurs finances sont en pleine santé. L’idée de génie du créateur pour relever un tel défi est déconcertante de simplicité: ajouter des détails en peau de crocodile colorée sur des joggings en peau de pêche flasques à souhait. C’est de la rebellitude précieuse, de la douceur avec de grandes dents… Les crocodiles doivent se retourner dans leur tombe.

The best of the worst #2: Shayan’s ghetto-croco.

As a male coutrepart of the above mentioned attack on good taste, Shayan offers a sportswear and urban style to men who are attached to show in every circumstances that their personal finances are doing good. The genial idea of the designer to meet such a challenge was disconcerting with simplicity: addind crocodile leather details on flabby peachy skin jogs. This is precious rebelness, softness with big bad teeth… Poor crocodiles.

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